Les micro-forêts d’OliVianne

OliVianne, c’est l’histoire d’une reconversion. Celle d’Anne Desmaison, architecte salonaise des techniques dans l’informatique, désireuse de donner un nouveau sens à son activité professionnelle. Assistant dépourvue à la sécheresse subie par ses oliviers, lui vient l’idée de vouloir reforester les massifs provençaux. Un projet ambitieux qu’elle mesure rapidement comme tel. En revanche, donner vie à de micro-forêts urbaines, c’est un challenge plus réaliste.

Elle se forme à la méthode japonaise Miyawaki, qui consiste à créer des forêts, grandes en variétés et en densité, mais enracinées sur de petites surfaces (100 m² au minimum). « Des réserves de biodiversité qui favorisent l’infiltration des eaux de pluie pour recharger les nappes phréatiques, qui font barrage aux inondations et lutte activement contre le phénomène des îlots de chaleur urbains et la pollution », commente la cheffe de projet.L’idée : pouvoir proposer ses services aux municipalités pour qu’elles implantent de mini massifs forestiers dans leurs communes.

La Ville de Salon-de-Provence est séduite par le projet. En décembre dernier, elle met un terrain à disposition, quand la micro-forêt se voit financer par l’entreprise Biotech Dental. 650 végétaux (lauriers, pistachiers, cistes, ajoncs de Provence, amandiers, églantiers…) y sont plantés sur 205 m². Avec la participation active de petits écoliers, qui ont mis les mains dans la terre pour effectuer les plantations. L’initiative a été dupliquée à Montpellier, quand OliVianne, qui a reçu le label « Entreprises engagées pour la nature » de l’Office français de la Biodiversité, continue à semer ses petites graines d’accompagnement auprès des maires du territoire.

www.olivianne.fr




Un guide pour aider les collectivités à bien planter

Parce que reboiser les villes est l’une des solutions les plus adaptées pour lutter contre le phénomène de ICU, l’ARBE, l’Agence Régionale pour la Biodiversité et l’Environnement, a édité en mars dernier le guide « Plantons local ». Elaboré par une équipe pluridisciplinaire de spécialistes du genre, il se veut être un appui ressource dans l’aménagement des villes durables. « Les maires et les collectivités du territoire ont tous conscience de l’importance de végétaliser leurs espaces. Reste qu’ils ne savent pas toujours comment faire, quelles espèces planter », avance la présidente de la structure, Anne-Claudius Petit. S’imposant comme un outil d’aide à la décision, dans un esprit pratique et pédagogique, « Plantons local » leur propose de dessiner « un trame verte » sur leurs territoires, composée d’arbres, mais aussi d’arbustes et d’autres prairies, de façon à instaurer une continuité verte qui relie différents espaces eux, tout en tenant compte du critère crucial de l’économie de l’eau.

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